On nous aurait menti ?

On nous aurait menti ?
Chers lecteurs,


Contrairement à la présentation tronquée parue dans le quotidien SUD OUEST du vendredi 25 avril 2008, la séance du conseil municipal du 18 avril portant sur le vote du budget 2008 a été animée.

Nous avons fait plusieurs observations et propositions que monsieur le Maire a successivement rejetées sans même demander le vote de l'assemblée - bel exemple de démocratie au sein d'une assemblée délibérante !

Ci jointes nos différentes interventions pour souligner que tant dans la forme que sur le fonds les règles légales prescrites pour faire respecter la démocratie locale ont été bafouées.... une fois de plus !



1 - Compte de gestion /

Non présenté et non voté.


2 - -Compte administratif 2007 /

Rappel article L 2312 – 3 du CGCT et décret n° 96-522 du 13 juin 1996, relatif à la présentation du budget des communes de + de 3500 habitants concernant l'obligation d'une présentation fonctionnelle du compte administratif.
Lors de la réunion de la commission des finances du 14 avril dernier, la demande a été exprimée pour : piscine, cinéma, camping, cantines scolaires....à ce jour nous n'avons pas obtenu de document.
Dans le même ordre d'idée, il serait intéressant de disposer des mêmes éléments d'analyse pour le CCAS auquel la commune attribue + de 250 000 € / an.

Fonctionnement : les dépenses de fonctionnement sont encore en augmentation / BP 2007 : +11% pour les charges générales dont + 25% pour article 6232 ; + 70 000 € en charges de personnel...

Une question sur l'article 676, différence sur réalisations, de quoi s'agit-il ? 518 339,34 € en dépenses.

Les recettes de fonctionnement ne sont pas sincères car minorées volontairement (articles 7066/7067) lors du BP 2007, d'où un excédent en fin de gestion.
L'inconvénient majeur consiste en la limitation des possibilités d'investissement ou de réajustement des dépenses, d'où un recours à l'emprunt, donc des charges supplémentaires (intérêts +capital de l'emprunt)...
Triste constat car pas de projet et encore moins de projection sur l'avenir ni de véritable prospective (développement durable), si ce n'est le report du poids de la dette sur génération future (37 ans).

Une question relative à l'article 775, cessions d'actifs, de quoi s'agit-il ? 528 284,50 € en recettes.



Investissement : j'observe un trop fort cumul des Restes à Réaliser (RAR) en recettes et en dépenses.

Pourcentage des RAR par rapport au total des ...

Dépenses (€)
CA 2007 3 047 892 - 50,66 %
CA 2006 2 658 226 - 46 %
CA 2005 2 745 822 - 41 %

Recettes (€)
CA 2007 2 852 872 - 47 %
CA 2006 2 583 762 - 45 %
CA 2005 2 489 926 - 37 %
BP 2008 - 51,58 %

Dont des subventions attendues depuis des années = CG 24 , 480 000 € au total... à se demander si elles ont été réellement accordées.

Même interrogation au sujet de l'emprunt (opération 19/église = 500 000 €) qui apparaît en RAR depuis longtemps, a-t-il été souscrit ?

Il serait intéressant de pouvoir disposer des justificatifs attestant de la réalité de ces recettes à réaliser (D 2342-11 du CGCT).


Question sur compte 2118, 1 million d'euros en RAR, de quoi s'agit-il ?
Même question pour compte 2128.
Question sur compte 2188, 235 000 € de dotation BP 2007 et 19 093,70 € de réalisés. Autres comptes non crédités enregistrent dépenses.

Enfin, signe que nos finances sont en crise, plusieurs opérations sont reportées d'année en année : 10/voiries ; 16/stade du roc (subv. cg24 en attente) ; 17/ presbytère (subv. cg24 en attente) ; 18/ aménagement de la mairie ; 19/église où région et département se font attendre (190 000€) ;
20/ embellissement de la ville : sur 245 900€ de prévus sur 2006 et 2007 seulement 41200€ de réalisation soit à peine 16%, à ce rythme effectivement il vous faudra un mandat de plus...au moins.


DETTE : je note que le capital restant dû au 31/12/2007 est de 8 798 570 € soit 3 178 000 € de plus qu'au début de l'année représentant une augmentation de 56 % de la dette pour le seul budget principal.

Budgets annexes : conformément à ce que nous avions souligné pendant la campagne, un certain nombre de services sont déficitaires depuis de nombreuses années : camping/ cinéma/ piscine.
L'absence d'analyse fonctionnelle de ces services ne permet pas d'estimer l'ampleur des déficits, ni de pouvoir entreprendre les redressements ou les aménagements nécessaires.

DETTE GLOBALE : + 2 100 000€ = 11 660 000 € au 1er janvier 2008, = 82% du budget global.

Compte tenu du renouvellement de 3 élus sur 5, nous aurions pu nous abstenir sur ce vote du CA 2007, mais pour toutes les raisons exposées nous votons contre.

3 - Budget primitif 2008 /


Rappel article L 2312 – 3 du CGCT et décret n° 96-522 du 13 juin 1996, relatif à la présentation du budget des communes de + de 3500 habitants concernant l'obligation d'une présentation fonctionnelle du budget primitif.
Lors de la réunion de la commission des finances du 14 avril dernier, la demande a été exprimée pour : piscine, cinéma, camping, cantines scolaires....à ce jour nous n'avons pas obtenu de document.
Dans le même ordre d'idée, il serait intéressant de disposer des mêmes éléments d'analyse pour le CCAS auquel la commune attribue + de 250 000 € / an.


31/ Fonctionnement :

- Dépenses de fonctionnement : + 317 000 € (+ 4,6%) / BP 2007.
Suite réunion commission des finances, nous proposons :
Augmentation des dépenses suivantes (en €) :
- 60612 + 32 000
- 61613 + 22000
- 60 623 + 15000
- 6184 + 7000
- 6227 + 3500
- 6535 + 2000
- 68 + 40 000
TOTAL = + 121 500 €

Réduction des dépenses(en €) :
- 65738 - 35 000
- 6574 - 50 000
- 60631 - 3000
- 60632 - 3000
- 6226 - 1000
- 6232 - 5000
TOTAL = - 97 000 €

- Recettes de fonctionnement : pour quelles raisons les recettes des articles 7066 et 7067 sont-elles sous-évaluées dans le BP 2008 ?
Nous considérons que la prévision des recettes de fonctionnement manque de sincérité car elles sont minorées volontairement.


L'inconvénient majeur consiste en la limitation des possibilités d'investissement ou de réajustement des dépenses, d'où un recours à l'emprunt, donc des charges supplémentaires (intérêts +capital de l'emprunt)...
Par ailleurs, le conseil municipal ne peut maîtriser le recours à l'emprunt du fait d'une augmentation sensible des RAR en investissement.


Nous demandons que soient modifiées ces lignes afin de mieux correspondre à la réalité au regard des CA précédents. Soit : + 51 000 € au 7066 (150 000) et + 263 000 € au 7067 (400 000) équivalent à + 314 000 € en recettes supplémentaires de fonctionnement.

Article 7381 : différence notable entre prévision BP 2007 et CA 2007, + 130 000 €, idem en 2006 (+ 80 000 €) et en 2005 (+ 80 000 €).

Nous proposons un ajustement à 80 000 € soit + 58 000 € en recettes supplémentaires de fonctionnement.

Au bilan :

Dépenses = augmentation de 24 500 €
Recettes= augmentation de 372 000 €


+ 347 500 € libérés pour investissement.


32/ Investissement :

L'observation formulée pour le CA 2007 est valable pour le BP 2008 : un trop fort cumul des Restes à Réaliser (RAR) en recettes et en dépenses. Ce manque de clarté dans la gestion budgétaire des investissements ne nous convient pas.

Nous n'avons pas eu communication d'états détaillés des dépenses engagées non mandatées au CA 2007 (D 2342-11 du CGCT).
Par ailleurs, les documents suivants n'ont pas été communiqués : tableau des effectifs, amortissements, acquisitions/cessions...

Les dépenses inscrites sont artificiellement gonflées ce qui se traduit par l'inscription de recettes surabondantes (emprunts notamment) pour assurer l'équilibre prévisionnel de la section investissement.
J'en veux pour preuve les dépenses hors opération : 1 million six cent mille euros en RAR pour 150 000 € au BP ...

Quelles explications pouvez-vous nous donner ?

En revanche la dotation aux amortissements (cpte. 28 188) nous paraît insuffisante (160 000€), pour quelles raisons ?

La réalité est toute autre, il suffit de constater les réalisations annuelles (CA de 2007/2006/2005...).
Quelles sont les opérations nouvelles en 2008 ? A préciser !
Quelles sont les autorisations de programme soumises au vote ? A préciser !


Nous demandons que l'opération 20/ « embellissement de la ville » soit scindée afin de mieux identifier et suivre les projets annoncés qui sont trop « ambitieux » pour seulement 439 831 € en 2008.

La priorité doit être donnée au centre ville qui attend depuis trop longtemps la réalisation des promesses électorales.

Nous avons une autre conception de la « qualité de ville » à SAINT-ASTIER. Aussi nous réclamons plus de transparence et surtout plus de réalisations en définissant les priorités dans l'intérêt de nos concitoyens.
Les solutions existent, il suffit de vouloir les mettre en œuvre.

En conséquence, nous proposons pour 2008, qu'un vote par opération soit adopté. En effet, la M 14 qui autorise ce procédé permet de mieux suivre les comptes des opérations d'investissement.


Pour ce qui concerne les comptes annexes et la dette, tout a été dit lors de l'examen du CA 2007.

Nous demandons la mise en œuvre d'une gestion analytique appuyée sur la M 14, afin de mieux cerner les problèmes dans le but de définir les solutions envisageables (camping/piscine/cantines scolaires).
Tant que cette démarche rationnelle ne sera pas entreprise dans notre commune, notre situation financière restera « dégradée », le conseil municipal ne sera pas à même de répondre aux besoins de tous les astériens.



4 - SUBVENTIONS /

En fin de séance, M. PUJOL souhaite préciser la position de l'opposition sur sa proposition relative aux subventions qui n'ont pas été votées ce soir.
Sincèrement M. le Maire, en tant qu'ancien vice-président de ligue et président d'une association de plus de mille adhérents, je trouve qu'actuellement le saupoudrage réalisé pour satisfaire un peu tout le monde est inefficace.
Il est par ailleurs injuste et inéquitable. Nous voudrions apporter des améliorations au système d'attribution des subventions.


Injuste car il profite à des associations qui bien qu'implanté chez nous, sont constituées d'une majorité de membres hors commune voire hors canton.

Inéquitable, car il ne récompense pas les résultats obtenus ou ne soutient pas les projets valorisant notre ville.
Nous préférons des subventions de projet ou de résultat que des subventions de fonctionnement.

Associations sportives : un peu plus de 1500 licenciés dans les diverses associations, 64 298 € de dotation, soit un ratio de 43 € / personne. C'est trop !
Il faut souligner que + 50 % des adhérents (payent-ils seulement une cotisation ?) sont hors commune, 25 % hors canton.

D'autant que certaines associations disposent d'un « bas de laine » conséquent.

Ceci sans compter la valorisation des prêts à titre gracieux d'installations ou de personnels...
Nous demandons de limiter ce budget à 45 000 €. Il faut faire des choix avec courage et pédagogie.

Même remarque au sujet des associations culturelles.
74 200 € au BP 2008 par rapport à 63 000 € au BP 2007 et 83 500 € au CA 2007.


Dont 37400 € au CRAC. Sans commentaire.

Quant à l'amicale laïque qui semble posséder une épargne de 35 000 €, de quoi a-t-elle besoin, pour quels projets ?

Ca ne peut pas durer !

Les associations culturelles peuvent être soutenues, mais une part de leur financement doit aussi provenir de la recherche de partenaire ou de mécène. Ce n'est pas le rôle essentiel de la municipalité qui soutient de multiples projets culturels par ailleurs.

Nous demandons la limitation de cette dépense à 45 000 €, afin d'opérer les choix nécessaires dans le soutien aux associations selon leurs besoins « avérés ».


5 - PLU /

Nous demandons l'application de l'article 19 du Règlement Intérieur (RI) relatif à la question préalable.
Nous demandons le report de cette délibération à une quinzaine de jours afin de pouvoir étudier cette question.


A ce jour, la commission « urbanisme » n'a pas encore été réunie (art. L 212162 du CGCT) sur le sujet (art. 3 et 30 du RI), les documents y afférents n'ont pas été communiqués aux élus (art. L 2121-12 et 13 du CGCT).

L'absence de caractère d'urgence milite pour une approche plus concertée de ce dossier sensible.


Voilà cher lecteur le compte rendu détaillé de nos interventions afin de défendre les intérêts de tous les citoyens de SAINT-ASTIER.
Nous nous réservons le droit de contester les délibérations du conseil municipal des 11 et 18 avril 2008.

En effet, tant dans la forme que sur le fonds, nous avons plusieurs arguments recevables pour dénoncer la parodie de démocratie organisée à Saint-Astier.

A bientôt de lire vos réactions, vos suggestions ou vos propositions d'articles.
Cordialement


Yves PUJOL
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# Posté le lundi 05 mai 2008 05:29

Modifié le lundi 05 mai 2008 16:11

Débat d'orientation budgétaire 2008

Chers amis,

Comme à l'habitude, monsieur le Maire est arrivé les mains dans les poches à la réunion du conseil municipal relative au Débat d'Orientation Budgétaire 2008 (DOB = plutôt "daube" au regard de son contenu...).

Ce débat qui devait être démocratique a été volontairement limité par le Maire à la lecture de ses promesses de campagne depuis 1995.
Aucun support écrit si ce n'est de simples tableaux sans commentaire à l'appui ni, et c'est beaucoup plus grave, de budget prévisionnel pour 2008.
Ainsi, dans le silence habituel des membres de la majorité, on nous demande de valider du "virtuel" !

Ci-joint l'intervention de Yves PUJOL qui a souligné les dérives de l'exécutif dans la préparation de ce grand moment de démocratie.
Nous vous souhaitons nombreux lors de la prochaine séance du conseil municipal qui traitera du budget 2008 dont à ce jour nous n'avons aucune connaissance. C'est un comble !



Vendredi 18 avril 2008 à 18 heures à la Mairie


Débat d'orientation budgétaire 2008
Vendredi 11 avril 2008.

SAINT-ASTIER (24110)
Allocution prononcée par Monsieur Yves PUJOL, conseiller municipal.


Monsieur le Maire, mesdames et messieurs les élus, mesdames et messieurs,


Comme chaque année ce débat devrait être l'occasion de fixer les choix politiques de notre commune à travers l'orientation donnée à son budget !
Car, et il faut l'affirmer fortement, des choix sont possibles : toutes les politiques communales ne se ressemblent pas !
Une commune peut décider d'agir d'abord dans les domaines social et culturel telle année, avec toujours l'écologie en toile de fond et ensuite changer de priorité l'année suivante. Une autre municipalité peut envisager d'autres choix.

Mais ces choix doivent se faire à partir d'une analyse de la situation politique, économique et sociale qui, elle, ne dépend pas uniquement de la commune.
Ainsi aujourd'hui on veut encore nous faire croire que deux données conditionnent en partie notre vie communale : les restrictions budgétaires et la décentralisation. Les transferts de charge de l'état vers les collectivités locales sont bien réels, malheureusement, mais ils ont généré des hausses substantielles de la fiscalité aussi bien pour le conseil général que pour le conseil régional sans oublier la part communale. Heureusement, chef lieu de canton, nous avons échappé au retrait des services publics.

Pour faire court afin de ne pas lasser les membres du conseil, faire ces choix sous-entend que dans l'analyse des orientations budgétaires la forme et le fond seraient cohérents. L'un ne pouvant aller sans l'autre !

Or chez nous apparemment, la forme est et a toujours été totalement absente, le fond quant à lui manque de clarté.


1) LA FORME :

La forme, en matière d'options budgétaires comme ailleurs, est avant tout une question de démocratie et de débat.
Mais à Saint-Astier par exemple, quel est le rôle de la commission des finances ? Les choix sont de manière récurrente, voire systématique, confinés au sein d'un petit groupe, en dehors de tout regard et surtout de tout commentaire, considérés sans doute comme illégitimes !

Nous demandons par conséquent que cette commission, avec une représentation équitable, soit véritablement investie dans les domaines qui la concernent, avec la volonté d'y travailler sincèrement et à livres ouverts.

Ainsi, organiser le débat d'aujourd'hui à une semaine du vote du budget démontre le peu de respect des règles édictées par le législateur. Cette parodie de démocratie ne peut perdurer !

Car la forme c'est aussi l'implication de la population dans les choix à faire, une élection tous les six ans -voire tous les sept ans - est largement insuffisante.

Certes la chose n'est pas simple mais encore faut-il essayer. Or c'est tout le contraire que l'on fait ici. Des réunions ont bien lieu de temps en temps mais elles se tiennent bien en aval des projets, une fois que ceux-ci sont presque bouclés.


L'absence quasi-totale et permanente de public aux séances du conseil est une autre preuve que la conception de la gestion mise en pratique est grandement autarcique.
La spontanéité n'existe pas dans le domaine financier mais encore faut-il donner l'envie aux citoyens de s'investir. Des solutions existent et nous en avons fait la démonstration pendant la campagne, premier pas vers ce qu'il est convenu d'appeler une « démocratie participative ».

Or, ici dans notre commune, comme peut-être d'ailleurs à la Communauté de communes, vous continuez de considérer cet exercice comme une simple formalité administrative sans importance. J'en veux pour preuve, le fait que l'opposition ne dispose que de quelques jours pour analyser vos propositions et pour présenter un certain nombre de recommandations et de suggestions.
Je note aussi que vos collaborateurs directs, les chefs de service, n'ont pas encore été associés puisqu'il leur est demandé de présenter leurs besoins pour le 30 juin 2008...en préparation du budget 2009 certainement !
A cet égard, je vous invite à aller voir ce qui se passe dans les collectivités territoriales comparables à la nôtre, et pas seulement en Dordogne.

J'observe que l'un des travers des majorités dites de « gauche », réside dans le fait que leurs élus répugnent à appliquer les lois initiées par des gouvernements de gauche et votées par des majorités parlementaires de gauche.
Cela concerne directement notre débat d'aujourd'hui, la loi relative à l'administration territoriale du 6 février 1992, projet élaboré par M. Philippe Marchand.
C'est dans ce texte, au titre II, intitulé « de la démocratie locale », au chapitre 1er, intitulé « de l'information des habitants sur les affaires locales », que l'article 11 a créé l'obligation pour les communes de plus de 3.500 habitants d'organiser un débat sur les orientations budgétaires. Il s'agit donc bien d'une disposition qui s'inscrit dans un souci d'information et de transparence en direction de nos concitoyens. C.Q.F.D.

Conformément à l'article L 2312-1 du CGCT et au règlement intérieur prévu par l'article L 2121-8 du même code, ce débat aurait dû avoir lieu il y a deux mois, avant le 15 février 2008. Ceci afin de permettre un véritable échange avant le vote du budget 2008.[/size]


2) LE FOND :

Le débat d'orientation budgétaire permet donc, chaque année, de discuter des projets qui seront affichés dans le prochain budget primitif de la Commune, mais aussi d'informer les citoyens de la traduction financière de l'action du conseil municipal.

Or, que nous proposez-vous ? Quels sont les objectifs majeurs poursuivis pendant cet exercice 2008 ?

Monsieur le Maire, je vous prie d'accepter par avance mes excuses, mais je suis véritablement surpris par la vacuité consternante de la note qui est censée servir de support à notre débat. Car force est de constater que nous discutons sur du virtuel. Que trouve-t-on, en effet, dans le document fourni ?

Aucun élément de ce qui devrait nous occuper aujourd'hui : le projet de budget pour 2008.
Et encore, faut-il se contenter du strict minimum, une présentation des ratios sans aucune mention sur les principaux indicateurs budgétaires de notre collectivité.


Au demeurant, mes collègues élus de l'opposition m'ont fait remarquer qu'ils avaient constaté une légère évolution. Il s'agit certainement de l'esquisse de contrôle de gestion mentionnée dans l'additif adressé il y a seulement deux jours.

En revanche, il n'y a pas un mot sur le montant total prévisionnel du budget 2008 et son évolution par rapport à 2007.
Il n'y a pas un mot sur le montant total prévisionnel des recettes de fonctionnement et sur son évolution par rapport à 2007.


S'agissant des dépenses de fonctionnement, en augmentation, il y a une absence totale d'information sur un poste éminemment sensible dans tout budget : je veux parler des dépenses de personnel. A rapprocher des dépenses pour les indemnités des élus qui n'ont toujours pas été communiquées.
Naturellement, et c'est la conséquence de ce qui précède, il n'y a aucune précision sur le montant prévisionnel et sur l'évolution de notre marge d'autofinancement.

Par ailleurs, et c'est profondément regrettable, il n'y a pas le moindre développement, même partiel, s'agissant du recours à l'emprunt et de l'évolution du volume d'endettement de notre collectivité.
Enfin, s'agissant de l'investissement, aucun programme ni aucune action ne semble être envisagé pour cette année 2008.


Dans ces conditions, mes chers Collègues, il est bien difficile de porter un jugement sur des données et des prévisions que nous n'avons pas. Il est tout aussi difficile, dans ce cadre, de proposer des amendements ou des inflexions. De sorte que notre débat d'orientation budgétaire reste extrêmement théorique et ne permet pas l'échange et le dialogue souhaités par le législateur.

Il faudra donc attendre la présentation du budget primitif pour engager une véritable discussion.
C'est un peu regrettable !
Nous en sommes donc réduits à échafauder des hypothèses, à essayer de discerner, de deviner ce que sont vos véritables intentions. A cet égard, il me semble que votre volonté de réduire le débat à sa plus simple expression, votre souci d'en dire le moins possible, cachent un certain malaise.



Ce malaise, et nous aurons sans doute l'occasion de le vérifier lors de la session budgétaire, c'est que ce budget 2008 marquera, de façon plus éclatante que les années précédentes, la traduction de votre incapacité à engager notre Ville dans une politique de réduction drastique des dépenses de fonctionnement, seul moyen à notre sens de libérer des ressources supplémentaires pour l'investissement.

Car le premier vrai choix politique se situe à ce niveau-là : faut-il aider, assister et subventionner tous azimuts ou faut-il créer les équipements et les infrastructures nécessaires au développement économique et au bien-être social de tous les astériens?

Peut-être, Monsieur le Maire, avez-vous personnellement la volonté de favoriser une telle évolution, mais les contraintes politiques, liées à la gestion de votre majorité composite, vous interdisent aujourd'hui de la réaliser.
Et puis ce malaise se traduit aussi par l'absence de vos propositions dans le domaine de l'investissement et de la mise en oeuvre de nouveaux projets.
En la matière, votre credo consiste à vous raccrocher, à vous référer aux promesses que la majorité a faites lors des campagnes de 1995, puis 2001 et tout récemment encore.


Enfin, pour couronner le tout, ce malaise se manifeste de façon pathétique par une propension effrénée à essayer de faire endosser par les autres -et notamment par le Gouvernement – la responsabilité des difficultés et des insuffisances notoires en matière de gestion des deniers publics au sein de votre équipe.



Tels sont, Monsieur le Maire, mes chers collègues, mesdames et messieurs, les enseignements –certes un peu amers et désabusés- qui ressortent d'une lecture attentive et entre les lignes des documents fournis en guise de rapport d'orientation budgétaire.


Pour conclure, je vous demanderais simplement, sous forme de défi, de mettre en œuvre toutes les promesses réitérées depuis de nombreuses années.
Vous pouvez être assuré de notre vigilance dans le suivi de ce budget 2008 qui se présente sous les plus mauvais augures, compte tenu de votre entêtement à ne pas vouloir appliquer les règles élémentaires de la démocratie
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# Posté le samedi 12 avril 2008 02:30

Modifié le samedi 12 avril 2008 02:57

Conseil municipal du 15 mars 2008

Samedi 15 mars 2008, mise en place du conseil municipal et élection du Maire de Saint-Astier.

Sans surprise, monsieur Monmarson a été réélu Maire par 24 voix sur 29 conseillers.
Auparavant, l'installation du conseil a été effectué par le maire sortant qui s'est contenté d'un simple "appel" des présents.

Ci-joint le discours de Yves PUJOL qui s'est exprimé devant le conseil municipal en présence d'une nombreuse assemblée en grande majorité dévolue aux élus sortants.

" Monsieur le Maire, mesdames et messieurs les conseillers municipaux,
Mesdames, messieurs.

Je voulais en premier lieu adresser mes félicitations à tous les élus au conseil municipal, ainsi qu'à monsieur le Maire pour sa réélection.


En revanche, je suis déçu du déroulement de cette installation du conseil.
En effet, il est de tradition, par courtoisie, d'assurer l'accueil des nouveaux élus dans une assemblée, mais aussi de par la nécessaire considération due au mandat d'élu du peuple au suffrage universel.
Triste début de mandature que le constat du peu de cas qui est fait des suffrages des citoyens de SAINT ASTIER. Enfin !


Pour nous, les élus « de l'opposition » selon l'expression consacrée, mais à mon avis dépassée aujourd'hui, nous voulons être les garants de l'intérêt général pour toutes les astériennes et tous les astériens.

Car les suffrages exprimés ne représentent que 63,5 % des électeurs – 36,5 % se sont abstenus ou ont voté nul et blanc. Moins de deux électeurs sur 3 se sont exprimés.

Votre majorité ne représente que 39 % des inscrits, soit 1 électeur sur 3, nous représentons 24,5 % des citoyens de la commune, soit 1 électeur sur 4.
Sans remettre en question le scrutin majoritaire, pour 630 voix d'écart et 1574 suffrages non exprimés, la différence de représentation est trop importante. Mais ceci est un autre débat.
Je suis plus perplexe sur les raisons qui ont pu générer une telle abstention et tant de bulletins nuls concernant votre liste : résignation, déception...que sais-je encore ?
Mais nous sommes convaincus que la municipalité peut globalement mieux répondre aux attentes des astériens.


Au sein de cette assemblée, nous nous engageons à œuvrer de façon constructive et loyale.
Il ne s'agit pas de s'affronter systématiquement, ni personnellement, nous voulons pouvoir travailler au fond des dossiers communaux, et intercommunaux, qui concernent l'avenir de notre ville ; ainsi que sur la forme des procédures.
Par ailleurs, nous assurerons une information des concitoyens la plus large possible, dans le respect des lois et règlements. Nous estimons, en effet, que la communication et la concertation sont défaillantes, par négligence ou par omission, cela revient au même.


Au nom de nos concitoyens, j'en appelle au sens de la responsabilité ainsi qu'au devoir de transparence de tous les conseillers au sein de cette assemblée délibérative et décisionnelle.
Responsabilité afin d'encadrer plus précisément les pouvoirs délégués à l'exécutif, monsieur le maire ;
Transparence dans les informations et les décisions prises, tant pour ce qui concerne la nécessaire communication interne dans le cadre du travail des commissions que dans l'amélioration de la concertation avec les citoyens en communication externe.

Nous demandons à ce que les commissions et le règlement intérieur du conseil soient le plus rapidement possible définis afin de pouvoir nous mettre au travail, ensemble.

Pour conclure, je tiens à rappeler que notre démarche se veut citoyenne et humaniste, car nous croyons aux valeurs de notre démocratie au service de tous les citoyens. Au sein de cette assemblée, nous lutterons pieds à pieds contre toutes les tentatives de dérives à caractère autocratique ou clientéliste. Nous avons à assumer la responsabilité que nous ont confiée les électeurs. De manière solidaire et fidèle nous saurons nous en montrer dignes.

Merci de votre attention, je souhaite un excellent mandat à toutes et à tous ici présents, dans les meilleures conditions possibles de respect et de courtoisie afin de préserver la sérénité des débats au sein du conseil.
Merci monsieur le Maire d'avoir bien voulu me donner la parole".

Inutile de préciser que monsieur le maire n'a pas apprécié ce type d'intervention qui pourtant était plus que nécessaire pour rappeler, s'il en était besoin, le rôle et les attributions de cette assemblée. Car la plupart des pouvoirs du maire lui sont délégués sous le contrôle du conseil municipal.

Nous somme donc entrés au sein de la municipalité avec 5 élus :

M. Yves PUJOL
Mme Marie-Jo DUPUY
M. René POUDOU
Mme Elisabeth MARTY
M. Bernard LEGER


Ces élus sont dès à présent à votre disposition.
Nous vous informerons dès publication de la liste des 8 adjoints ainsi que de leurs domaines d'attribution.
Un prochain conseil sera réuni afin de constituer les commissions de travail.

# Posté le dimanche 16 mars 2008 03:32