Quelle honte !
Lettre adressée par vos élus de l'UDA aux rédactions des quotidiens locaux Sud Ouest et l'Echo Dordogne suite aux articles parus le lundi 2 novembre 2009.
" En réaction aux propos des élus minoritaires de la commune rédigés dans l'espace adéquat du bulletin municipal d'octobre 2009, un correspondant de presse a fait paraître un article intitulé : « L'opposition n'aime pas la presse ».
Ce titre est une infamie !
Car si rappeler aux correspondants de presse quel doit être leur rôle dans notre démocratie c'est ne pas « aimer la presse », alors OUI nous n'aimons pas ceux qui discréditent le métier de journaliste .
Ceux-là mêmes qui ne respectent pas les chartes éthiques de la presse et font de la communication partisane –voire de la propagande politique - sont à montrer du doigt.
Ethique et déontologie , deux concepts, deux valeurs apparemment inconnues du rédacteur de l'article de l'Echo de Dordogne du 2 novembre 2009.
Ex conseiller municipal de la ville dans l'équipe du Maire actuel, président d'une association subventionnée à 90% par des fonds publics, cette personne a bien évidemment un esprit partisan.
Quelle indépendance ? Quelle liberté de point de vue ? Quel courage !
Bien sûr il n'existe aucun texte légal qui régisse la déontologie du journaliste.
Pour pallier ce manque, le Syndicat national des journalistes a adopté en juillet 1918, et révisé en janvier 1938, la « Charte des devoirs professionnels des journalistes français ».
La charte de Munich, adoptée le 24 novembre 1971 par tous les syndicats de journalistes européens, a actualisé la charte de 1938 en définissant dix devoirs et cinq droits fondamentaux.
Ses auteurs, les syndicats de journalistes, l'ont rédigé avec l'objectif qu'elle devienne opposable en droit, par une annexion à la convention collective de la profession. Ils craignaient que le texte ne reste qu'une déclaration, même si la jurisprudence sociale a commencé à le prendre en compte comme un code de déontologie, tant il fait autorité auprès des salariés.
Extraits :
« « Un journaliste, digne de ce nom....
...tient la calomnie, les accusations sans preuves, l'altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ;
...ne touche pas d'argent dans un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d'être exploitées ;
...n'use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;
...revendique la liberté de publier honnêtement ses informations ;
...tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières ;
... »
« Devoirs du journaliste :
1) respecter la vérité, quelles qu'en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître ;
2) défendre la liberté de l'information, du commentaire et de la critique ;
8) s'interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d'une information ;
9) ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n'accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ;
10) refuser toute pression et n'accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.
Il y aurait beaucoup à redire, non ?!
Quelle respect de l'éthique que de n'avoir jamais, depuis le début de la campagne des municipales en 2008, pris attache avec nous, « l'opposition » comme ils disent - à qui, de qui, à quoi on n'en sait rien ?
A Saint-Astier, un seul son de cloche...
Les élus minoritaires sont ignorés, excepté lorsqu'ils bousculent un peu et pas « violemment » le landernau local pour se faire entendre.
Notre revue « L'Astérien » fait de l'information sur les sujets concernant les citoyens. Par défaut de couverture dans la presse locale ; et non départementale, nous n'avons pas cette prétention.
L'expression des élus minoritaire dans un espace qui leur est réservé est un droit. Voulez-vous le censurer comme nos propos le sont lors des conseils municipaux ?
Oui nous avons dénoncé ce que nous considérons comme une attitude sectaire qui fait de ceux qui la pratiquent des « amis » de monsieur le Maire et de sa majorité. D'ailleurs, bien avant la diffusion de ce bulletin, ce correspondant était déjà informé de la teneur de notre article, il aurait menacé de porter plainte ...
Collaboration ou collusion, communication ou désinformation, où est la limite ?
Quant au fond et à la forme de l'article, c'est une man½uvre grossière pour politiser le débat en faisant des imprécations alarmistes qui n'ont aucun sens.
Les élus minoritaires, chacun le sait partout, n'ont aucun pouvoir...puisque en minorité.
De qui se moque-t-on ?
Qui dirige la commune d'une main de fer depuis 32 ans ?
Monsieur le correspondant le sait très bien.
Pour en finir, nous tenons à souligner que le dernier article paru dans Sud Ouest Dordogne le 2 novembre 2009, sous la plume de Madame BERNET Marylin, est un tissu d'erreurs.
Cette correspondante, la même que précédemment, n'était pas présente au conseil municipal dont elle fait le compte rendu.
Etonnant non ?!
Le premier paragraphe est faux, les sommes avancées ne correspondent pas, la localisation des lieux est évasive et la responsabilité des travaux annoncés est erronée.
Le paragraphe relatif à la SEMIPER est très incomplet ou tronqué quant aux informations rapportées.
Enfin, in fine, aucune personne n'a directement ni nommément été mise en cause.
Quand on veut faire le compte rendu d'une séance publique, encore faut-il y assister.
A moins qu'il ne s'agisse d'un communiqué de presse fournit par le collabo-narrateur de cabinet du Maire – ex directeur de l'association présidée par le correspondant de l'Echo...
En ce cas, c'est de la communication et non de l'information.
Mais pour cette correspondante-là, pas de surprise, les mêmes remarques s'appliquent concernant la démarche éthique.
En conséquence, mesdames ou messieurs les rédacteurs, nous vous demandons de faire montre de plus de discernement avant de faire paraître des articles mettant en cause des élus de la République.
Nous sommes à la disposition des journalistes ou des correspondants pour répondre à leurs questions (un seul article de Sud Ouest en 2 ans). Nous serions vos obligés si vous acceptiez de faire paraître nos propositions de communiqué.
Vos motivations sont aussi les nôtres pour ce qui se rapporte à l'information des françaises et des français. Vous nous avez fait peu d'honneur en évoquant les dérives actuelles du Pouvoir car vous vous êtes trompés de cible. Nous sommes plutôt victimes qu'auteurs dans ce domaine à Saint-Astier...Et nous aurions bien besoin de vous, car nous avons des choses pertinentes à dire.
Avec nos cordiales et respectueuses salutations.
Les élus minoritaires de la municipalité de Saint-Astier " .

